Publié le 13 Novembre 2012

Aujourd’hui mes bien chers frères et sœurs, il sera question de héros.

Vous n’avez pas besoin de me lire pour savoir qu’en temps de crise, on se rassure en contant les exploits de personnages fantastiques, sauveurs des pauvres, des femmes et des petits enfants.

Les héros ont toujours été une source d’intérêt pour moi, et ce depuis l’enfance. Depuis lui.

La classe internationale, en collants.

La classe internationale, en collants.

À l’époque je ne savais pas encore qu’il était un satyre alcolo avec un penchant pour les adolescentes (Errol Flynn, pas Robin des Bois!). C'est pas que ce soit rédhibitoire, mais je suis contente de ne pas l'avoir su enfant.

Puis le temps passe, et les héros sont moins romantiques et plus musclés, plus virils, plus dangereux. Ahh, la fin de l'enfance! Fini les films de cap et dépée, fini les héros collantés (aucun rapport avec Koh Lanta, soit dit en passant). Les héros désinguent tout ce qui passe et lèvent la fille à la fin. Parfois l'inverse aussi.

Avec la sortie du dernier James Bond, la question récurrente dans les conversations mondaines est « Et toi, c’est lequel ton interprète de Bond préféré ?». Et bien mes amis, vous seriez surpris du nombre de fois où je me suis vu répondre « Roger Moore ». Sans déc'.

Pour moi Roger Moore en Bond ça reste quand même ça :

Général... je suis un clown triste!

Général... je suis un clown triste!

Comment lutter avec le charme rocailleux du plus dark des agents secrets ?

Oh Heathcliff! ... Pardon. Oh James!

Oh Heathcliff! ... Pardon. Oh James!

Hi hi hi hi... Pardonnez ce gloussement, c'est plus fort que moi.

De nos jours les héros sont de plus en plus sombres et tourmentés, se posent des questions, sont orphelins, éclopés, souffrent, ont un peu la loose en fait. N’est ce pas Peter Parker ?

Je vais vous avouer qu'en prépa j'ai passé toute une dissertation de Lettres à écrire «héro» (ouais je sais, mais j’étais fraîchement émoulue de l’enseignement public quand même, et bon c’était en septembre donc j'étais pas vraiment au taquet question orthographe).

Je citerai ma prof de l’époque, qui écrivit en rouge sur ma copie : « un héros n’est pas un zéro ». Et bien Mary Jane Watson ne serait pas d'accord avec vous Madame.

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Rédigé par Sheep Tchat

Publié dans #Culture Pop, #Role Model, #Fun

Publié le 30 Octobre 2012

Vilain moine, vilain!

Vilain moine, vilain!

Comme le disent Elle et Marie Claire, la fessée, la soumission, les liens au lit, c'est "tendance".

Grâce à E.L.James, dame patronesse de la ménopause Hot (transformez vos bouffées de chaleur en moments torrides) et porte flambeau de la sous littérature pornographique qui s'auto-catégorise érotique sous prétexte d'être destinée à un public féminin, les boules de geisha se vendent comme des petits pains. Au fait j'ai du expliquer ce que c'était à ma boss : un beau moment de team-building au bureau.

Étant dotée d'un indécrotable esprit scientifique privilégiant l'empirisme au ouï-dire, j'ai décidé de tester moi même, et oui, de voir ce que vaut ce bouquin. N'étant pas prête à enrichir maman James, j'ai sauté sur l'exemplaire présent dans le sac d'une camarade choriste. La bête était en version originale, je l'ai laissée s'ouvrir aux pages usées afin de goûter aux frasques de Christian Grey et Anastasia Steele, alias Ana - on est à une lettre de la catastrophe.

Les dialogues sont en substance:

"You've been a bad, bad girl Anastasia", he whispers in my ears. Oh Gosh! "What will you do then?" I dare to ask, already knowing the answer. "I am going to f*** you, Miss Steele." Oh Dear!

Un grand moment de littérature et d'intelligence. Notez que je censure.

Alors que j'avais entrepris la lecture à voix haute de ce glorieux éloge de la copulation inventive et acrobatique, la propriétaire du livre, hilare, m'a soufflé une idée de génie. "Avec ton accent à la Jane Austen, c'est trop marrant!" Vingt dieux! Gosh! La voilà l'idée: devenir millionaire en écrivant une version porno de Pride an Prejudice.

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Publié le 29 Octobre 2012

Depuis peu je travaille à transcrire et valoriser un document particulier dans les archives familiales. Il s'agit du journal écrit par une ailleule lors des premières semaines de la Grande Guerre. Elle, sa fille et ses petits enfants se sont retrouvés à Lunéville, au coeur de la bataille et ont connu l'occupation de l'armée allemande.

C'est un témoignage vraiment touchant, précis et précieux. Elle y relate les bombardements, la peur qui les tenaille, la faim, les nuits sans sommeil. Il est surtout intéressant de voir comment est mentionnée l'armée ennemie: d'abord "les Prussiens "ou "les Allemands", puis "ils", à mesure que la situation empire. C'en est glaçant.

Un projet qui me tient à coeur depuis bien longtemps et dont j'espère partager le résultat rapidement.

journal de Marie M.

journal de Marie M.

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